Je suis passionné de cinéma et j’aime découvrir de nouveaux films. Grâce à un ami, j’ai découvert les films de Jia Zhang-ke.
“On a d’emblée fait de ce réalisateur le chef de file des cinéastes chinois de la sixième génération, d’un cinéma indépendant” (Antony Fiant, Le cinéma de Jia Zhang-ke - No future (made) in China, Editions Presses Universitaires de Rennes-PUR, 2009).
J’ai trouvé à noël, le coffret contenant 9 films de ce cinéaste à la librairie Ombres Blanches à Toulouse. Tous ses films traitent des profondes mutations de la Chine dans le passage du XXe au XXIe siècle. Il est considéré comme “l’un des meilleurs et des plus grands cinéastes du monde” par le magazine The New Yorker. Jia Zhangke | The New Yorker
一代宗师 The GrandMaster, fim de 2013 écrit et réalisé par Wong Kar-wai. Il ressort en salle ce mois-ci en version 4K restauré. Une pure merveille !
" Un film un peu sous-estimé à sa sortie et pourtant magnifique, œuvre-somme qui fait le pont entre Les Cendres du temps , « wu xian pian » (film de sabre) ultra-stylisé, et In the mood for love , merveille de romantisme et de sensualité." (Source : Gazette Utopia).
Même dans un film de kung-fu, Wong Kar Wai reste le cinéaste de la mélancolie amoureuse. Ici on a cette scène merveilleuse d’un combat entre Ip Man et Gong Er dans la cage d’escalier d’une maison de plaisir : dans le temps suspendu, les bouches des deux combattants se rapprochent sans jamais se toucher. Ou le dialogue bouleversant, plusieurs années après, entre ceux que la vie a séparés, sommet de romantisme délicat. On pourrait encore détailler plan par plan le combat final le long d’un quai de gare enneigé, avec un train qui défile à l’infini, dans une sublime dilatation temporelle…
A partir d’aujourd’hui, débute le 11ème festival du cinéma chinois en France.
Malheureusement, pas de séances à Bordeaux ni en Nouvelle-Aquitaine, mais des films projetés Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Cannes, Brest, Montargis, La Réunion et en Nouvelle-Calédonie.
Zhang Yimou, célèbre réalisateur chinois, est l’une des figures majeures de la « cinquième génération » du cinéma chinois. Il sera l’Ambassadeur de cette 11ème édition.
Jia Zhang-ke, né en 1970 à Fenyang, dans la province du Shanxi, sera l’invité d’honneur. Déjà 14 longs métrages à son actif et plusieurs courts métrages.
D’ailleurs, son dernier court-métrage sera projeté à Cannes, section Cannes Classics :
J’ai trouvé ce dictionnaire à la bibliothèque de Mériadeck (centre-ville de Bordeaux).
« La découverte en Occident des cinémas de Chine, de Hong-Kong et de Taïwan a marqué les esprits : mise en scène de l’Opéra de Pékin et des arts martiaux (King Hu, 胡金銓), imaginaire débridé mâtiné de mythologie (Tsui Hark, 徐克), poésie contemplative (Hou Hsiao-hsien, 侯孝賢), polar désenchanté (John Woo, 吴宇森), peintre de l’Histoire et enregistrement des mutations contemporaines (Jia Zhangke, 贾樟柯, Wang Bing, 王兵), etc. La créativité bouillante des cinémas chinois donne à voir des représentations du monde singulières, tour à tour chaotiques, lyriques ou réalistes. Si les évènements politiques ont pu séparer la Chine continentale des îles de Hong Kong et de Taïwan, leurs cinémas n’ont jamais cessé de dialoguer sur un plan à la fois formel, thématique ou philosophique. » (Source: 4ème de couverture de l’ouvrage publié chez hémisphères éditions/maisonneuve&larose nouvelles éditions). Année de publication : 2019. Une nouvelle édition a paru en 2025, revue et augmentée.
Merci pour ce partage " encyclopédique " et tout cela juste avant le « festival de Cannes » bien joué collègue A Girl Unknown, dir: Zou Jing devrait être présenté à ce moment là
Merci @JYN pour la recommandation.
Pour le moment, une seule séance planifiée en France, à la Cinémathèque française le 5 juin 2026. Je reste attentif au sujet des prochaines séances qui seront programmées. Enfin, je l’espère.