ENQUÊTE
Retrouver une pratique, et trouver un cadre de pratique
(内养功,Le Zhineng Qigong 智能气功,内丹
Je cherche à identifier a la fois une discipline que j’ai perdue de vue, et à trouver un cadre pour la pratiquer sur place.
Mon point d’ancrage
Mon intérêt porte sur les pratiques chinoises de travail interne apparentées au neidan (内丹, alchimie interne taoïste) — mais dans leur versant santé et thérapie, pas martial. Trois disciplines me servent de repères dans ma recherche :
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Zhan Zhuang 站桩 (« se tenir debout comme un pieu ») : la posture d’immobilité debout du travail interne, pilier du neigong, où tout le travail est interne — structure, verticalité, respiration, attention.
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Zhineng Qigong 智能气功 (« qigong de la sagesse », fondé par Pang He Ming 庞鹤鸣) : postures debout très codifiées (jusqu’à plus de quinze points de réglage du corps), mais dont l’essentiel repose sur une visualisation guidée intense et continue — le champ d’énergie, le « hunyuan qi » (混元气). C’est la seule grande méthode qui combine ainsi postures debout et visualisation quasi permanente ; elle a été conçue par son fondateur pour un enseignement de masse à visée thérapeutique, et non martiale.
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Neiyang Gong 内养功 (« pratique du nourrissage interne ») : le qigong clinique utilisé dans les hôpitaux de médecine chinoise, notamment celui de Beidaihe ; c’est la discipline de référence du versant hospitalier et thérapeutique du qigong chinois.
Ce qui me passionne dans ces pratiques : leurs effets sur la proprioception, sur la régulation du système nerveux et sur ce qu’on appelle aujourd’hui la neuroplasticité. Des exercices qui, vus de l’extérieur, paraissent simples ou même inutiles, mais qui réorganisent en profondeur la perception.
La discipline que je cherche à identifier
Il y a quelques années, sur une plage, une personne m’a donné un cours d’une discipline dont j’ai oublié le nom. Le souvenir que j’en garde : des positions proches du qigong (travail debout, postures tenues), mais où l’essentiel reposait sur une visualisation considérable, guidée en continu — quelque chose qui m’a évoqué le yoga nidra, mais effectué debout. Si ce descriptif vous évoque une école précise, tout nom, même hypothétique, m’intéresse.
Les exercices appris d’un Chinois formé à Taïwan
J’ai également passé du temps avec un homme chinois, aujourd’hui perdu de vue, qui m’a transmis des exercices qu’il avait appris à Taïwan. Le plus frappant :
On essaie, avec un seul doigt tendu verticalement, d’enfoncer une balle de ping-pong au fond d’un verre d’eau. Évidemment, la balle s’échappe sans cesse et on n’y arrive jamais. Mais c’est précisément le but : pendant cette tentative impossible, c’est tout le corps qui travaille sa verticalité, et l’exercice a un retentissement profond sur le périnée, sur le tonus axial, sur l’attention.
C’était du même esprit que d’autres exercices qu’il proposait, tous construits sur le même principe : une tâche impossible ou paradoxale, servant de prétexte à une réorganisation complète de la posture, du tonus et de la perception. Je cherche le nom de cette tradition, de cette école, de ce type de transmission — et, si possible, d’autres exercices du même genre.
Ce que je recherche concrètement désormais
Ayant identifié le terrain de jeu, ma demande est maintenant de trouver un cadre de pratique en Asie :
- plutôt à Taïwan — mais hors de Taipei : un lieu ou une structure dans une ville secondaire ou en milieu naturel, où un étranger francophone puisse pratiquer plusieurs semaines ou plusieurs mois (le séjour de 90 jours sans visa dont bénéficient les Français conviendrait parfaitement) ;
- ou éventuellement en Chine continentale — de préférence hors des très grandes villes ;
- un cadre abordable financièrement : je ne cherche ni un resort international ni un stage coûteux, mais une transmission simple, en lien avec la population locale ;
- une orientation santé / thérapie / éventuellement milieu hospitalier (dans l’esprit du Neiyang Gong), pas des arts martiaux ;
- une pratique accessible à un débutant motivé, même si elle exige un vrai engagement.
Remerciements
Toute piste — un nom d’école, un enseignant, une ville, un centre hospitalier qui reçoit des pratiquants étrangers, un livre, une personne à contacter — sera reçue avec gratitude.
( si c’est en Chine populaire le fait que ce soit dans un centre hospitalier permet parfois d’avoir des visa c’est une possibilité trouver un praticien âgé à Taïwan me paraît quand même plus simple
Avec mes remerciements,