Règles typographiques de l'écriture chinoise

Pourquoi dans l’écriture chinoise tous les caractères sont-ils collés les uns aux autres, sans espace ?
C’est infernal à lire ! Estcequenousonnécritcommeça ? Y-a-t-il une vraie raison ou c’est juste par flemme ?

Intéresant. Je ne me suis jamais posé cette question :rofl:

Je pense que c’est parce qu’il n’y en a pas besoin, tout simplement :wink:

Il me semble que les Égyptiens ne mettaient pas d’espaces non plus dans l’écriture de leurs hiéroglyphes.

Donc comme ça ne gêne pas la lecture, c’est plus pratique de ne pas en mettre.

Ah, alors je ne dois pas encore être au stade où ça ne gêne pas la lecture :sweat_smile:

Je pense que la raison vient du fait que le chinois était monosyllabique à l’origine est que chaque mot était représenté par un seul caractère. Les chengyu (proverbes) constitués de 4 caractères en sont la parfaite illustration.
Et la ponctuation est toute récente. Je vous laisse imaginer combien une même phrase, dépourvue de ponctuation, pouvait être comprise de différentes façons.
Par la suite les mots ont été constitués de plusieurs caractères et du coup le fait qu’il n’y a pas d’espace entre les caractères peut poser des difficultés car comme ce sont des legos , parfois on se trompe en ne raccrochant pas 2 caractères ou au contraire en les raccrochant.
Je pense que les japonais qui eux n’avaient pas d’écriture avant l’an 300, ont repris les caractères chinois et par la suite ont ajouté 2 alphabets : les hiragana et les karajana pour clarifier les phrases. Ainsi lire le japonais est plus aisé que le chinois. Mais il faut savoir que les japonais utilisent les caractères chinois non simplifiés.

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Pour info, la « scriptio continua » sur les manuscrits occidentaux anciens :

Il n’y avait pas de ponctuation, c’était aussi lié à la prédominance de l’oralité, ce n’est que plus tard que les règles de ponctuation ont été établies, avec l’imprimerie et la lecture silencieuse.
Mais dans le chinois le rapport entre la vue et le son est différent, il avait deux langues, celle des lettrés, qui pouvait être comprise visuellement par tous les lettrés de l’empire, et celle parlée par le peuple, qui ne connaissait pas les caractères ou pareillement la manière locale de prononcer et d’entendre les caractères par les lettrés.

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