Taïwan Chine ( la vision européenne?)

Alex viens de faire un mail à propos du fait qu’il ne parlait pas au journaliste en raison du fait que les journalistes déforment la réalité.

Je comprends tout à fait ce qu’il veut dire.

Sa position reste néanmoins courageuse

Un des trucs qui me semble spécialement difficile à comprendre et particulièrement déformé en Occident c’est la relation entre la Chine et Taïwan..

Plus j en apprend sur cette relation plus je me dis que c’est difficile à comprendre (et facile à présenter d’une manière très déformée)

Personnellement tout ce que j’arrive à obtenir sur le sujet c’est quelques points de repère historiques, et la façon dont malgré tout Taïwan et la Chine reste profondément imbriquée l’un avec l’autre et en constante relation…

Je peux me tromper mais je ne crois absolument pas que la Chine va gérer ça par un conflit de haute intensité..

Ceci dit, si on veut jouer à qui c’est le méchant dans cette histoire on ne devrait pas oublier de présenter que historiquement il y a quelques dizaines d’années (les années 50-60 Taïwan soutenu par les États-Unis organisait et financer des bases anti-communiste dans les pays limitrophes de la Chine populaire dans le but de la déstabiliser et de la reconquérir ou en tout cas de garder vivante l’idée d’une reconquête possible…

Le cas le plus important concerne les soldats du Kuomintang réfugiés en Birmanie, dans la région du Triangle d’or. Taïwan leur a fourni armes, argent, reconnaissance politique et encadrement, avec le soutien logistique de la CIA et de la Thaïlande. L’idée était de lancer des incursions vers le Yunnan chinois. Mais ces troupes n’ont jamais constitué une menace sérieuse pour la Chine ; elles ont surtout déstabilisé la Birmanie et se sont fortement impliquées dans le trafic d’opium.

La Thaïlande a servi de base régionale et de pays de transit pour les armes et les hommes. Taïwan y a aussi apporté une aide militaire, notamment des munitions, du matériel et de la formation.

Un autre exemple plus direct est l’Indonésie. En 1957–1958, Taïwan a soutenu une rébellion contre le président Sukarno, jugé trop proche du bloc communiste. Avec l’aide américaine, des avions ont largué des armes aux insurgés. L’opération a échoué et a aggravé les relations entre Taïwan et l’Indonésie.

Taïwan a également aidé le Vietnam du Sud, la Thaïlande et la Malaisie en fournissant des armes, des conseillers et une formation anticommuniste. Mais il s’agissait surtout de participer à la guerre froide en Asie du Sud-Est, pas de préparer une invasion crédible de la Chine continentale.

En résumé : Taïwan finançait et armait bien des groupes ou des pays anticommunistes voisins, mais surtout pour créer un front périphérique contre la Chine populaire. Ces opérations ont eu peu d’effet militaire contre Pékin et ont souvent causé plus d’instabilité dans les pays concernés qu’elles n’ont affaibli la Chine..

Enfin bref un sac de nœud

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