Utilisez-vous aussi un livre pour apprendre le chinois

Bonjour! Je me pose la question en observant les différentes manières d’aborder cette langue : certains préfèrent les applications, d’autres les vidéos, et d’autres encore restent très attachés aux livres.

Pour ma part, venant d’une formation en littérature chinoise, j’ai toujours été sensible à l’apprentissage à travers les textes. J’ai l’impression que les livres permettent non seulement d’apprendre la langue, mais aussi d’entrer dans une manière de penser, une sensibilité, presque un rythme.

En même temps, je me demande dans quelle mesure cela correspond aux besoins des apprenants aujourd’hui.

Est-ce que vous utilisez encore des livres pour apprendre le chinois ?

Si oui, plutôt manuels, textes adaptés, ou lectures plus libres ?

Oui, j’utilise des livres, mais surtout des livres adaptés aux apprenants.

Ce sont des vraies histoires, mais simplifiées pour correspondre à un niveau précis. Ça permet de lire sans se bloquer tous les deux mots. Par exemple, j’aime beaucoup la collection Chinese Breeze.

L’avantage, c’est qu’on peut commencer assez tôt, même avec 150 à 200 caractères. On apprend les mots en contexte, on les revoit naturellement, et c’est beaucoup plus agréable que des listes.

C’est ce qu’on appelle la lecture extensive. Pour moi, c’est une des meilleures façons de progresser une fois qu’on a les bases.

Et toi, tu lis plutôt des textes adaptés ou des textes originaux ?

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Bonjour !

Merci pour votre retour. Oui, je suis assez d’accord avec toi sur la lecture extensive — c’est vraiment une étape clé.
De mon côté, il m’arrive aussi d’accompagner ponctuellement des apprenants, et je me suis rendu compte qu’il manquait souvent des supports intermédiaires : quelque chose de fluide, mais avec assez de structure pour vraiment progresser.
Récemment, j’ai découvert un ouvrage conçu autour de petites histoires liées entre elles, avec du pinyin sur le texte, des explications directement ancrées dans le contenu, et quelques exercices pour consolider la compréhension. Il y a aussi une dimension culturelle qui prolonge le texte, ce que les apprenants apprécient pas mal.
Je trouve que ça crée une transition intéressante entre les lectures très adaptées et les textes plus authentiques.
Tu travailles aussi avec ce type de support avec tes élèves ?

Ce sont des textes à la fois adaptés et originaux. Si tu veux, je peux partager le livre ici :slight_smile:

Bonjour ! Pour ceux qui sont intéressés, le titre du livre est: Petites histoires pour apprendre le chinois, publié par les Éditions Ellipses. Voici le lien pour l’avoir :

Petites histoires pour apprendre le chinois mandarin - B1-B2

Bonne journée !

Je lis beaucoup en m’aidant de la traduction google, ça correspond à mon caractère pour le français également, je suis moins oral, j’aborde également des auteurs “difficiles” intellectuels du présent ou du passé, même si je suis loin de lire couramment, je n’arrive pas à ma souvenir à quel moment j’ai lu des romans en français peut-être 15 ans, mais chaque auteur a son propre monde de signification et nécessite une familiarisation

On m’a donné deux vieilles méthodes des années 70, 2 tomes chacune, couverture jaunes, distribuées par les éditeurs chinois, à coté des histoires classiques, il y a beaucoup de références au communisme de la période maoïste et à la guerre anti japonaise. Le premier est basique, le deuxième plus difficile, les explications grammaticales sont à la fois en chinois er en français..

Ce qu’en dit Chat GPT (il m’a permis de retrouver les éditeurs) :

  1. Titre : Manuel de chinois (tomes I & II)
  2. Auteur : collectif (Université de Pékin / cours pour étrangers)
  3. Éditeur : Éditions Shangwu / Pékin

et :Titre : Manuel de chinois fondamental (tomes I & II)

  1. Auteur : Académie des langues de Pékin (collectif)

  2. Éditeur : Éditions en langues étrangères (Foreign Languages Press, Pékin)

  3. *Manuel de chinois :*→ plus ancien, parfois plus “académique”, moins standardisé

  4. Chinois fondamental → version normalisée pour l’enseignement aux étrangers, plus répandue

Elles sont appréciées par un public assez spécifique, pas par la majorité des apprenants modernes.

- Pourquoi elles sont encore appréciées :

-rigueur exceptionnelle, ces méthodes (surtout Chinois fondamental) ont une progression très structurée, presque “mathématique”.

-maîtrise solide des bases, elles forcent à bien comprendre la grammaire et les phrases types, sans survol,
-Approche cumulative : le vocabulaire est introduit progressivement et recyclé intelligemment. Côté “old school” efficace : beaucoup d’autodidactes sérieux aiment ce côté exigeant, sans distraction.Pourquoi elles sont moins utilisées aujourd’hui : langue datée, Certains dialogues sentent les années 70 (formulations peu naturelles aujourd’hui).

Méthode austère : peu d’images, peu de contexte vivant, beaucoup de répétition. Audio limité ou absent. Or aujourd’hui, l’écoute est essentielle.

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Pas tellement de livres imprimés sur papier pour l’instant parce que je ne peux pas lire directement (sauf livres faciles avec vocabulaire),

Je précise, d’abord je prends un texte (souvent sur chairman’s bao), je mets une phrase sur google translate (on peut faire des découpages avec plusieurs onglets si phrases longues), si je trouve des difficultés ou des bizarreries, je prends deepL, la traduction est meilleure, mais il n’y a pas de pinyin ni de détails, pour les détails je me sers de yabla (il faut procéder par petits extraits) qui donne le sens de chaque caractère, ou pour la décomposition des traits de ChatGPT (il peut aussi expliquer les phrases).

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Oui, votre méthode marche bien au début :+1:

Mais à un moment, le fait de passer par plusieurs outils (Google Translate, DeepL, etc.) peut casser la compréhension globale du texte. Perso, je ne trouve pas DeepL assez bon​:relieved_face:

Ce qui aide vraiment, c’est d’avoir des contenus avec pinyin + traduction + progression dans une même logique, surtout avec des petites histoires qui s’enchaînent. Ça permet de mieux retenir le vocabulaire et de rester dans le fil.