Différences de dificultés entre un texte HSK5 et un texte HSK6

Bonjour,

Je suis en préparation de HSK5 avec les textes des livres HSK5上 et HSK5下.

Je voulais savoir quelles difficultés on peut trouver en comparant un texte HSK 5 et texte HSK 6 ?

Par curiosité je suis allé voir les textes des livres de HSK6 et je trouve que le vocabulaire est plus spécifique, mais les textes ne semblent pas si inaccessibles pour comprendre le sens en lisant lentement. Est ce que c 'est l’apprentissage du vocabulaire très important et plus spécifique ? des mots bien moins fréquents ? est ce que c 'est la compréhension du 书面语?

Je parle bien de comparer les textes, pas les examens.
Je comprends que l’examen HSK6 est bien plus difficile que le HSK5 pour les questions posées, les pièges possibles, les exigences attendus en écoute, lecture et écriture.

Salut Nicolas,

La préparation pour le HSK5 est déjà un gros morceau en soi, donc bravo pour ça !

Ensuite concernant ta question, voici les principales différences que j’ai pu noter entre les textes du HSK5 et ceux du HSK6 :

  1. Vocabulaire: Si le HSK5 couvre beaucoup de vocabulaire utile pour des situations quotidiennes et professionnelles, le HSK6 va plus loin en incluant des mots que l’on pourrait rencontrer dans des romans (type petit prince), des journaux ou des discours formels.

  2. Structure des phrases et 书面语 : Les textes du HSK6 utilisent effectivement davantage de 书面语 (langage écrit formel) que ceux du HSK5. Le 书面语 est caractérisé par des structures plus complexes et des expressions qui sont rarement utilisées à l’oral (en particulier des 成语), mais qui sont courantes dans des écrits formels. La familiarisation avec le 书面语 nécessite donc une pratique régulière de la lecture (check le sujet sur Mylingua ouvert par Julien sur le forum)

  3. Longueur des textes: Les textes du HSK6 sont beaucoup plus longs que ceux du HSK5. Par contre tu n’as pas plus de temps pour les lire. Donc, au-delà de la compréhension elle-même, la rapidité et l’efficacité de la lecture sont des compétences clés à développer.

  4. Thèmes abordés: Les textes du HSK6 abordent souvent des sujets plus abstraits ou profonds, requérant non seulement une compréhension du vocabulaire et de la grammaire, mais aussi une capacité à suivre des arguments complexes ou des récits plus nuancés.

Pour résumer, les 2 grosses difficultés du HSK 6 par rapport au HSK 5 sont selon moi :

  • Il faut être capable de lire vite, TRÈÈÈÈÈÈÈS vite !
  • Il faut t’entraîner à résumer des textes en suivant les strucutres appréciés des correcteurs pour assurer l’épreuve de dissertation à la fin.

J’espère que ça t’aide !

Tiens nous au courant de tes résultats au HSK 5 :wink:

Merci Alex ! Je comprends un peu mieux, je pense que je sentirai mieux la différence le jour où j 'aurais avancé !

Une des principales difficultés dans l’apprentissage des langues ce sont les idiotismes, ils ne sont pas recensés, prenez un roman quelconque en français et regardez toutes les expressions que vous comprenez mais qui n’ont pas de sens si l’on se fie aux mots, en fait ça dépend des écrivains certains peuvent avoir beaucoup de mots rares, mais toujours employés au premier degré, d’autres utilisent plus les sens idiomatiques, voire constamment, c’est un exercice de voltige, également les chanteurs ou fantaisistes comme Boby Lapointe ou Devos.
Par curiosité, j’ai été voir un site d’apprentissage du français pour les étrangers, pour le niveau le plus élevé il est donné des mots qui sont corrects et peu employés, cependant pris dans leur sens ordinaire, mais dès que l’on passe aux expressions idiomatiques, le choix est plus ou moins arbitraire, il y en a tellement.
En plus lorsqu’on passe dans des domaines spécialisés comme la philo, chaque écrivain peut avoir son propre vocabulaire.

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Bonjour,

J’en profite pour rester sur ce sujet, apporter un retour sur ma progression depuis aout 2023 , 2 ans 1/2 , ça fait un bail : )

J’ai réussi le HSK5 en décembre, alors profitant de l’élan et de la motivation, je me suis dit que je pourrais me présenter au HSK6 en mars 2026 ! Voilà un retour sur cette expérience de 1er HSK 6 et mon ressenti.

Impression générale :

J’ai eu l’impression un peu bizarre d’un examen HSK6 moins stressant que le HSK5 , est ce l’absence de pression ? L’idée quand même, c’est qu’il y a moins de contenu sur lequel on doit réfléchir. Moins l’impression de zapper d’un contexte à l’autre au fil des questions.

Apres un passage de HSK5 j’avais l ‘impression d’avoir un cerveau ratatiné par la concentration nécessaire à passer d’un sujet à l’autre au fil des questions, d’un exercice à l’autre. Chaque audio ou texte nécessite beaucoup d’attention, puis de ne plus y penser, et c’est tres fatiguant.

Ici le HSK6 donne l’impression d’avoir un long audio, ou un long texte, pour 4-5 réponses à apporter, ce qui me semblait moins déroutant.

Maintenant vient la difficulté, c ‘est évidement un contenu plus complexe, sur des sujets assez experts : sciences, technologies, histoire, culture, etc. Le vocabulaire est tres spécialisé.

L’autre chose c’est qu’il ne faut pas trainer ! Ca va très vite. Pour la partie audio, cela va jusqu’à analyser 5 réponses ( 5 fois A B C D) en quelques secondes pour répondre.

Pour l’écrit, il n’y a pour analyser + répondre, que 2 min pour des petits textes, 5 min pour des textes longs. Je passe la “lucky part” (partie 1 en lecture ) qui consiste à repérer une phrase fausse parmi 4 phrases. Ce qui ne laisse que 4/5 ème des questions pour avoir les 60 points ( il faut donc avoir juste à 3/4 des questions restantes à l’écrit).

Pour la partie écriture, c était pareil, moins d’exercices et plus de difficulté. Faire le résumé d’un texte sur mémorisation , avec 10 min d’analyse , puis l’instructeur enlève le texte. Il ne reste que la feuille de réponse et 35 min pour résumer le texte de mémoire, en 400 caractères + trouver un titre. Je n’ai pu remplir que 300 caractères , ça va vite ! et c’est tres frustrant de ne pas se souvenir d’un caractère dont on a besoin pour finir la phrase.

En bilan :

Ce premier passage d’examen HSK6 m’a montré que ce niveau est difficile, mais m’offre plein de pistes pour aborder la transition vers le chinois niveau avancé, et mieux me préparer pour la prochaine fois. En cela je trouve le travail à faire pour passer HSK6 un peu moins lourd, Accumuler patiemment les caractères nouveaux sur des textes avancés, écouter plus d’audio natifs en mémorisant plus de contenus sur des durées de 5 min , etc.Pour l’écrit je songe à être mieux organiser pour découper le texte en 5 parties , l’intégrer dans un plan pré-appris pour faciliter la rédaction, et mieux mémoriser quelques 20-30 mots clés. Puis y aller à fond pour atteindre les 400 mots même si c’est pas parfait.

Peut etre je sous estime le temps à apprendre les 5000 mots, mais je trouve le travail moins pénible que pour le plateau HSK4-HSK5, et les pistes à explorer assez intéressantes !

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Salut Nicolas,

Déjà gros gg à toi d’avoir tenté le HSK 6.

C’est vraiment une épreuve “de prestige” plus qu’autre chose. Le niveau d’exigence est tellement élevé qu’il y a très peu de gens qui osent s’y présenter. Je pense que tu fais clairement partie du top 1% (ou grand max 5%) des apprenants, donc déjà pour ça : respect.

Ton retour est super intéressant, et je te rejoins sur pas mal de points, surtout cette impression un peu paradoxale : moins de “zapping” que le HSK5, mais un contenu beaucoup plus dense et exigeant.

De mon côté, l’épreuve qui m’avait posé le plus de problèmes, c’était clairement l’écriture. La fameuse rédaction.

Le fait de devoir résumer un texte… de mémoire… sans l’avoir sous les yeux… c’est vraiment difficile. Et comme tu le dis, le plus frustrant, c’est pas forcément les idées, mais les caractères qui ne viennent plus au moment où tu en as besoin.

C’est vraiment là-dessus que je m’étais le plus préparé. Et j’avais appliqué un truc tout simple, que mon prof de prépa nous répétait tout le temps en philo :

Si tu veux réussir une dissertation de 4 heures… il faut t’entraîner à écrire des dissertations de 4 heures.

Pour le HSK, c’est pareil. Si tu veux être à l’aise pour écrire 300–400 caractères de mémoire, il faut en écrire… tous les jours.

Concrètement, ce que je faisais : je prenais un texte → je faisais un résumé → et je l’envoyais à un prof spécialisé HSK → feedback → et je recommençais le lendemain.

Aujourd’hui, tu peux clairement accélérer ça avec l’IA + un prof en complément pour corriger les nuances.

Après, je me permets juste une petite mise en garde, en toute transparence : le HSK 6 demande un investissement énorme pour un retour qui est surtout symbolique. Donc si tu veux retenter, fais-le vraiment en conscience, pas “juste parce que tu es lancé”.

Encore bravo pour ton parcours, c’est vraiment impressionnant.

Hâte de voir la suite.